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Botanique

Connaître plantes et champignons pour les aimer, aimer leur richesse pour les protéger.

Association Mycologique et Botanique de l'Hérault et des Hauts Cantons

AMBHHC

La famille des Cucurbitacées comprend un millier d’espèces, surtout dans les régions chaudes, mais en France, à l’état spontané, nous ne rencontrons que deux espèces : la bryone (=Bryonia dioica) et la momordique ou « concombre d’âne » (=Ecballium elaterium).

Son nom scientifique vient du grec ekbalein, "  je lance au dehors ", en raison de la particularité de son fruit qui projette ses graines.

 

L’Ecballium elaterium est une plante vivace, d’allure grasse, velue de poils raides, à tige couchée de 20 à 60 centimètres. Ses feuilles sont triangulaires. Comme beaucoup de Cucurbitacées c’est une plante monoïque c’est-à-dire que nous sommes en présence de fleurs mâles et de fleurs femelles mais les deux sexes sont sur la même plante (à la différence de la bryone qui est une Cucurbitacée dioïque : les fleurs mâles et femelles sont sur des plantes séparées.).Ces fleurs de couleur jaunâtre, veinées de vert s’insèrent à l’aisselle des feuilles : isolées pour les femelles, en grappe pour les mâles. Les fruits sont de formes oblongues, ressemblantes à des cornichons de 4 à 5 cm de long, verdâtres et hérissés de poils rudes.


On rencontre fréquemment la momordique dans les décombres et les bords de chemin du Midi où elle étale ses nombreuses fleurs de juin à octobre.

La singularité de cette plante réside dans son procédé de dissémination des graines : elle utilise la technique du " pistolet à air comprimé". Au cours de la maturation du fruit, la quantité de pulpe fait monter la pression jusqu’à 24 atmosphères. Le moindre frôlement sur le point d’attache du fruit fait alors tout exploser : les graines peuvent être projetées jusqu’à un mètre tandis que le corps du fruit part dans l’autre sens.

 

 Le suc du fruit contient un glucoside qui se transforme  par fermentation en élaterine à l’action purgative très violente. Le concombre d’âne était l’élatérium de la médecine antique ; Dioscoride, médecin grec des armées de Neron au premier siècle de notre ère l’utilisait pour les troubles de la vue, l’asthme, comme diurétique, pour les morsures de scorpions…Mais en avertissant des risques mortels de surdosage et des dangers de son emploi. La marge thérapeutique (écart entre dose thérapeutique et dose toxique) est très étroite et entraîne l’abandon de son usage en phytothérapie. Son nom français de momordique aurait pour racine le latin "mordere" en relation avec sa causticité. La plante contient également, comme sa cousine Cucurbitacées la bryone, des cucurbitacines toxiques mais à propriétés antitumorales difficiles à utiliser, pour le moment.


Au bout du compte, voilà une "belle" qu’il vaut mieux se contenter de regarder et plutôt de loin car si l’on approche trop l’œil…gare !

                                                                                                                                                                             

 Patrice D. « le badaud des garrigues »

  

Pourquoi le « concombre d’âne » s’appelle Ecballium ?

Ecballium elaterium - fleur

ambhhc.org